Hypersensible ou doué en hypnose ? Le délai de réponse corporelle

Dans une relation hypnotique, lorsqu’une personne répond très rapidement à  une suggestion (par exemple si elle est incapable de bouger son bras juste parce qu’on lui a dit «?Regardez, votre bras est parfaitement et confortablement paralysé maintenant?!), il est de coutume de lui indiquer qu’elle est «?douée?» pour l’hypnose, que sa capacité de réponse inconsciente est un talent. Flatté, le sujet s’autorise à  aller plus loin encore et à  faire l’expérience de phénomènes hypnotiques encore plus étonnants. Cela permet également de lever tout sentiment négatif qui peut naître de la perte d’un certain contrôle conscient. Non, vous n’êtes plus influençable qu’un autre, votre volonté et votre contrôle ne sont pas faibles: vous êtes juste doué en hypnose. Et cette simple suggestion a encore beaucoup de vertus que je ne vais pas détailler ici.
Mais quelle est la réalité? ? Derrière cette capacité, il peut se cacher une trop grande sensibilité. Pour expliquer cela, permettez-moi de revenir sur quelques notions de bases nécessaires. Mais j’essaierai de les rendre aussi claires que possible.

Idéomotricité

Parmi toutes les variables en jeu dans l’hypnotisabilité, une des plus importantes est la réponse idéo-motrice. Qu’est-ce que c’est que ce machin là ? ? Et bien, en très gros voici comment on peut l’expliquer? :
Les idées tendent à  se développer jusqu’à  un acte. Elles influencent le corps jusqu’à  l’action.
C’est la relation de l’idée au mouvement (au sens large d’une modification interne ou externe de l’état du corps).
Si je me souviens de mes dernières vacances à  la plage, je m’en fabrique, par exemple, une image mentale. Me reviennent certaines informations, certains souvenirs, des sensations, etc… A force de maintenir cette pensée, à  force de me plonger dans ce souvenir, une partie de moi va commencer à  croire un peu que je suis à  la plage, et à  modifier mon corps en conséquence. Ma respiration va se modifier, mon rythme cardiaque, la température de mon corps, l’expression de mon visage. Puis petit-à -petit d’autres données. Je subis physiquement l’influence positive de cette pensée agréable à  laquelle j’expose ma conscience.
Héritière de la notion d’idée-force, ce que nous appellerons par commodité l’? «idéomotricité» est à  la base de la compréhension du mécanisme de suggestion. Une suggestion est valable non pas parce que la personne «croit que c’est vrai», mais simplement parce que, même si c’est elle sait que ça n’est que dans son imagination, elle maintient suffisamment cette idée dans ses pensées pour que cette idée modifie son rapport à  la réalité. On parle alors d’une motivation à  la suggestion.
Prenons un autre exemple. Un enfant assis sur sa chaise à  l’école. Par la fenêtre, il regarde d’autres enfants courir et jouer au ballon. «Moi aussi je sortirais bien courir et jouer au ballon», pense-t-il sûrement. Il se projette. Et cette pensée de lui en train de jouer dans la cour, même inconsciente, développe progressivement son influence sur le corps.
Son rythme s’accélère (rythme de son cÅ“ur, de sa respiration, de ses pensées…). Ses jambes s’agitent. Il ne tient plus en place. Et la pensée qui se développe vers l’acte doit s’accomplir dans le fait d’exécuter concrètement cet acte. Cela devient une pensée obsessionnelle, dictant de l’intérieur une chose à  faire. Cette pensée l’occupe tout entier et ne le laisse pas se concentrer sur le cours. Cette pensée le domine. Très difficile de ne pas lui obéir. Difficile de l’inhiber, de n’en faire qu’une simple pensée, quand tout le corps déjà  est investi. La seule libération possible? : sortir, courir, jouer au ballon.

La suggestion hypnotique

Or, en hypnose, le fait qu’une pensée devienne une modification physiologique est fondamentale. Si je vous demande «Qu’est-ce que vous ressentez au moment de vous endormir? ». Cette simple question vous oblige à  orienter vos pensées vers le thème du sommeil, et vers des souvenirs d’endormissements. Il se peut que, le temps d’y réfléchir et d’y répondre, cette pensée n’ait eu que peu d’influence sur votre corps. Rapidement chassée dans la conversation par une autre pensée, elle restera purement «cérébrale» comme on dit dans le langage courant, sans devenir sensible.
Mais pour une personne dont l’idéomotricité est vive, le fait de penser à  l’endormissement s’accompagnera très vite d’une modification de la respiration, du rythme cardiaque, du tonus musculaire, et le cerveau lui-même développera plus ou moins rapidement les caractéristiques du sommeil. Or l’objectif d’une suggestion hypnotique n’est pas qu’elle soit «comprise» en tant qu’idée, mais qu’elle oriente la personne vers une modification de son vécu au présent. Ainsi, si j’évoque le confort, ça n’est pas dans le but que la personne pense au confort, mais dans le but qu’elle se sente confortable. Si je lui demande «vous savez ce que c’est le confort? », je me fiche qu’elle me dise «oui» ou «non», la vraie réponse que j’attends d’observer est celle de son corps qui adopte, ne serait-ce que de façon infime, le début d’un relâchement confortable.

Le temps d’agir

L’erreur, lorsqu’on parle d’hypnotisabilité, ou bien de suggestibilité, serait de penser qu’il y a des personnes qui vont être sensibles aux suggestions et d’autres non. En réalité, il s’agit plutôt d’une question de temps. Combien de temps met la pensée d’un mouvement pour devenir un mouvement? ? Combien de temps met une pensée émouvante pour provoquer une émotion? ?
Ce qu’on appelle aussi l’? «impression» (au sens photographique du terme) dépend d’un temps d’exposition.
Nous avons l’habitude de tester l’idéomotricité de beaucoup de façons. Par exemple, une personne laisse ses deux mains reposer sur ses genoux. On lui explique que sa main droite va être prise d’un mouvement irrépressible vers le haut, qu’elle va s’élever toute seule, progressivement. On insiste pour qu’elle ne fasse aucun mouvement volontairement, qu’elle ne fasse rien. On peut le lui affirmer («Votre main va monter toute seule»), lui faire comprendre subtilement, ou lui évoquer des métaphores. L’essentiel est que cette personne développe en elle l’idée de ce mouvement, l’attente de cette action. Peu importe comment elle y arrive.
Certains auront immédiatement, sous l’effet de cette suggestion et des autres variables en jeu, une réponse motrice, c’est-à -dire un premier spasme du biceps par exemple, qui fera monter la main. Chez ces personnes, l’idée devient un acte extrêmement vite. Ils ont une forte impressionnabilité, ou une forte idéomotricité, pour continuer avec ce néologisme.
D’autres personnes auront besoin qu’on maintienne dans leur esprit cette pensée pendant une période prolongée, le temps qu’elle finisse par avoir une influence sur le mouvement. On peut par exemple répéter la suggestion, ou bien laisser un long silence, ou bien demander à  la personne de continuer d’imaginer ce mouvement, ou d’imaginer quelque chose qui évoque ce mouvement (par exemple, que la main est accrochée par une corde à  une montgolfière imaginaire, qui s’envole toujours plus haut). La réponse n’est qu’une question de temps. Pour la plupart des gens, quelques minutes grand maximum avant que la main monte. Mais pour certaines personnes, cela peut-être beaucoup plus long. Et en général, c’est d’autant plus important pour ces personnes de parvenir jusqu’à  ce point. C’est pourquoi la qualité essentielle de l’hypnotiseur ou de l’hypnothérapeute, c’est certainement la patience, une pleine confiance dans le temps. Ces personnes, que beaucoup d’hypnotiseurs impatients considèrent comme «non hypnotisables» et que les tests statistiques excluent le plus souvent, sont en réalité aussi doués que les autres. C’est juste une question de temps.
En hypnose, ces réponses involontaires sont fondamentales, car elles induisent naturellement le début d’un état hypnotique, et elles sont le moyen de valider le travail effectué à  un niveau inconscient. Et c’est ce qui fait la différence avec une simple thérapie par la pensée, sans tenir compte de l’intégration physique de l’idée.

Augmenter la réceptivité

Lorsqu’une personne a une idéomotricité trop lente, nous disposons de tout un panel de techniques simples et confortables pour l’aider à  développer des réponses plus rapidement. C’est ce qu’on appelle l’induction hypnotique (du moins une partie). Et un entraînement lui permettra à  terme de développer des réponses beaucoup plus vives, et d’entrer en hypnose rapidement. Cela dit, est-ce que cette lenteur est un défaut? ? Pas nécessairement. Elle est liée à  la maturité émotionnelle et il peut être important de la conserver. Mais dans certains cas, elle est la cause du trouble qui amène la personne à  consulter (perte de libido, perte d’appétit, perte de motivation…). Augmenter la rapidité des actions spontanées et des réactions du corps est alors l’essentiel de la thérapie. L’hypnothérapie repose alors, dans ces cas, essentiellement sur l’induction, sur l’entraînement à  l’hypnose, beaucoup plus que sur le travail de suggestions administrées sous hypnose.

L’hypersensibilité

Cela nous amène tout naturellement à  parler de l’extrême inverse? : les réponses ideomotrices quasi instantanées.
Certaines personnes, nous le disions au début, développent les distorsions les plus grandes en un temps record avec peu de suggestions. On les qualifie souvent de somnambules naturels, car ils développent sans entraînement l’état de dépersonnalisation éveillée le plus total appelé “hypnose somnambulique”. Les hypnotiseurs sont souvent fascinés par ces somnambules. Leur versatilité va souvent de paire avec des amnésies hypnotiques fréquentes. C’est ce qui trompe beaucoup d’observateur dans la compréhension des phénomènes. En hypnose de spectacle, ils sont souvent recherchés, car ils offrent au public des démonstrations impressionnantes des capacités du cerveau. L’hypnotiseur peut alors passer pour un “grand sorcier”, ou un fascinateur extraordinaire, alors qu’en réalité, tout le mérite revient au rostrum cérébral du sujet, en quelque sorte.? Mais est-il souhaitable de leur faire faire ce type d’expérience? ? Est-ce vraiment un talent qu’ils ont? ?
Il faut comprendre que toute pensée ne doit pas devenir un acte, et qu’il existe un mécanisme d’inhibition qui permet par exemple de ne pas me jeter sur la nourriture à  chaque fois que l’envie me traverse l’esprit, de ne pas tuer mon voisin dés qu’il me tape sur les nerfs, et de ne pas dire tout ce qui me passe par la pensée. La pulsion de l’acte se développe, mais assez progressivement pour que je la réprime parfaitement. La graine pousse, mais dés que je vois la première tige sortir du sol, je l’arrache sans peine. Je ne laisse pas les mauvaises herbes de ma pensée envahir le terrain de mon action. C’est pourquoi nous sommes des êtres de culture. Ceci est rendu nécessaire par la structure sociale vers laquelle notre espèce a évoluée.
Or, bien des troubles sont liés au fait de ne plus arriver à  réprimer tel acte, telle parole, telle émotion. «C’est plus fort que moi», dit-on. On devrait plutôt dire «C’est plus rapide que moi».
En effet, la pensée de l’acte se développe tellement vite et prend une telle ampleur dans l’esprit qu’il est trop tard pour lui enlever sa force pulsionnelle. Pour reprendre la métaphore de la graine, notre compensation rationnelle n’est déjà  plus de taille pour couper cet arbre poussé trop vite dont le tronc est déjà  trop épais.
Une personne qui a la phobie des oiseaux, par exemple. Aussitôt un oiseau parvenu à  sa pensée (soit qu’elle voit un oiseau, soit qu’elle y pense, ou qu’elle s’en souvienne…), l’émotion monte, si vivement qu’elle ne peut l’en empêcher. Son cÅ“ur, sa respiration, son expression, tout son corps, répondent à  l’effet fulgurant de sa panique. Et entièrement baignée dans l’émotion, il n’est plus si évident d’en sortir.
Cela ne veut pas dire que toutes ses réponses motrices soient aussi vives et il se peut que seule cette phobie pose problème.
Mais dans le cas des «somnambules naturels», il s’agit souvent de personnes dont l’immaturité émotionnelle s’exprime par une idéomotricité très vive de façon générale. On les nomme communément «hypersensibles ». (attention, certaines personnes peuvent être d’excellents sujets d’hypnose sans êtres pathologiquement sensibles). Ces personnes ont une émotivité pathologiquement grande. Parfois, elles s’avèrent très influençables. Parfois ces personnes souffrent d’automatisme fort (par exemple, elle vont marcher pendant des heures sans arriver à  décider du moment de s’arrêter). Ou bien d’impulsions, de compulsions. Parfois d’addictions. Très souvent, elles souffrent d’idées obsessionnelles. Ces personnes pleurent facilement. Et développent très facilement des peurs sur la moindre pensée négative. Parfois confinant à  la paranoïa (confusion entre l’idée et le réel). Et il y a encore beaucoup d’autres troubles que l’on peut citer qui sont liés à  une hyper réactivité du corps par rapport aux représentations mentales. Et les personnes souffrant de cette hypersensibilité générale ont souvent une histoire de vie qui ne fait que renforcer les troubles.
Cela s’accompagne en général de troubles importants de la personnalité, qui, versatile, a du mal à  trouver des repères stables.

Ne pas brusquer

Nous l’avons dit? : ces individus, si vous les soumettez aux tests de réceptivité de l’hypnose, y répondent de façon prodigieuse. Capables, bien souvent, de développer n’importe quel phénomène hypnotique en un temps record. Est-ce que, pour autant, on leur dirait qu’elles sont «douées» pour l’hypnose, que c’est un talent, qu’il faut le cultiver? ? Ce serait une attitude irresponsable. Au lieu d’être leur talent, c’est leur plus grande faiblesse. Et le travail en hypnothérapie consiste alors à  ralentir les réponses idéomotrices, à  redonner à  ces personnes les rênes de leur attelage émotionnel, le contrôle de leurs émotions. Bien qu’il faille pour cela compenser des données physiologiques (Rostrum…), c’est un travail progressif qui porte des fruits vraiment très intéressant.
Les personnes hypersensibles sont particulièrement vulnérables, et leur personnalité est souvent épuisée par tous les chamboulements émotionnels qu’elles vivent. C’est pourquoi il est fondamental de prendre un soin particulier avec ces personnes, de les accompagner avec énormément de douceur et de délicatesse. Il est très important de ne pas les soumettre au type de transe hypnotique qui entraîne une dépersonnalisation. C’est-à -dire qu’il faut veiller à  les maintenir dans des états superficiels. Mettre l’accent sur la procédure de réveil (réunification stable de la personnalité). Eviter les phénomènes hypnotiques trop avancés. Eviter de les soumettre à  des démonstrations d’agrément n’ayant pas d’utilité thérapeutique. C’est d’autant plus contre-indiqué dans ces cas. Si vous vous reconnaissez dans cette hyper sensibilité, ou même dans une moindre mesure, dans une sensibilité un peu excessive, ne vous prêtez à  une démonstration d’hypnose que si vous avez parfaitement confiance dans l’expérience, le recul et la finesse de l’hypnotiseur.
Il est notamment fondamental d’apprendre aux personnes hyper-réceptives à  changer d’état de façon lente et progressive. «Switcher» d’une émotion ou d’une perception à  une autre, sans transition, il n’en sont que trop capables. Et c’est précisément en leur apprenant à  passer par une douce transition qu’on leur offre la possibilité de reprendre du contrôle et de ne plus être dépassés par ce qu’ils vivent. Ralentir les réactions.
Permettez-moi de ne pas faire de précaution de langage. Rien ne doit être brusqué? ! On ne doit pas brusquer une personne hypersensible lorsqu’on mène l’entretien préliminaire à  l’hypnothérapie. On ne doit pas brusquer la personne pour qu’elle entre en transe hypnotique. On ne doit pas brusquer les réactions hypnotiques. On ne doit pas brusquer la thérapie, qui devrait s’étaler autant que nécessaire pour que chaque chose se construise dans la solidité et la stabilité. Mais bien au contraire, il s’agit de retenir. Retenir les chevaux sauvages de leur émotivité. Quitte à  décevoir leur impatience d’aller mieux le plus rapidement possible.
Même pour les demandes les plus anodines en apparence. Par exemple, une personne hypersensible qui fume et désire arrêter de fumer peut arrêter du jour au lendemain avec l’hypnose dans une euphorie parfaite. Or, il est probable qu’une décompensation en découle, même si ça n’est pas systématique, du fait du bouleversement trop important que constitue, pour sa personnalité pas assez stable, le fait d’être fumeur un jour et non-fumeur le lendemain. Alors, il est conseillé d’imposer au patient, si on le soupçonne de s’emballer dangereusement, un sevrage par étape, afin d’être sûr qu’il digère correctement le changement bouchée par bouchée, et sans indigestion. Et de même pour tout travail visant un changement important.
Dans certains cas, si l’on soupçonne même que cette hypersensibilité est d’ordre à  désordonner la personnalité de la personne de façon critique, alors le cas relève probablement d’un suivi médical, et il est nécessaire que le patient puisse bénéficier du diagnostic d’un psychiatre et que l’hypnothérapie soit menée en complément, et de préférence sur? prescription du psychiatre. C’est de la responsabilité de la personne de consulter un médecin, mais son accompagnant en psychothérapie ou en hypnothérapie est fortement encouragé à  lui recommander des examens et doit veiller à  ce que la personne ne remplace pas les soins médicaux par son hypnothérapie. En effet, dans certains cas, un traitement médical aidera fortement la personne à  retrouver du contrôle sur ses émotions, et un équilibre chimique cérébral apaisant. Et le travail de thérapie s’en trouve parfois largement facilité.

Conclusion? : redevenir le maître à  bord

A l’heure où l’on fait grand cas de la sensibilité, et où l’on méprise littéralement la raison, où l’on incite les individus à  libérer sans contrainte leur spontanéité pulsionnelle, au mépris de leur propre contrôle, il est fondamental de prendre conscience qu’il existe des personnes fragiles que l’extrême capacité à  subir une influence, une impression corporelle sous l’effet de leur pensée rend particulièrement vulnérables. L’hypnose ne doit en aucun cas et sous aucun prétexte être prise à  légère et il est fondamentale de ne pas confondre cette grande hypnotisabilité avec un jouet pour manipulateurs inconséquents. Et tout le travail de l’hypnothérapeute consiste à  canaliser ces pulsions afin de rétablir l’équilibre de compensation psychologique qui est la condition du calme intérieur et d’un bien-être mental.
Dans de telles conditions, les personnes hypersensibles peuvent bénéficier favorablement de l’hypnothérapie, non pas seulement par une rémission temporaire, mais dans un mieux-être croissant à  long terme. Cela dit, les personnes souffrant d’un excès de sensibilité bénéficieront également très profitablement d’une thérapie sans altération de conscience et basée sur l’exercice pratique et progressif de leur contrôle émotionnel comme par exemple certaines thérapies cognitivo-comportementales. Et le moment de l’hypnose le plus merveilleux pour ces personnes, si le travail hypnothérapeutique a été mené avec soin, est le moment du réveil, où la personne peut expérimenter un calme intérieur et une stabilité comme jamais, un sentiment d’unité et de réconciliation intérieure qui lui permet de redevenir le capitaine de son navire, redevenir le maître à  bord de soi.

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